Du record de Jeff Koons à New-York aux vols d'oeuvres de rue à Paris

Le record du prix de vente d’une œuvre d’un artiste encore vivant a été battu le mercredi 15 mai 2019, pour un montant de 91,1 millions de dollars (frais inclus).

"Rabbit" de Jeff Koons, lors de sa présentation chez Christie's, à New-York


Par Jérôme Dufay

91,1 millions de dollars. Le marteau du commissaire priseur de chez Christie’s, à New-York, frappait à ce niveau le 15 mai dernier à la suite d’une bataille acharnée entre collectionneurs qui, du bout du monde, suivaient cette vente en direct. Le précédent record appartenait au peintre britannique David Kockeney pour son tableau « Portrait of an Artist (pool with two figures) ».

Comme souvent, le nom du nouveau propriétaire – qui était dans la salle lors de cette vente – n’a pas été révélé. Le “Rabbit” est l’une des oeuvres les plus connues de l’artiste qui a bousculé les conventions du monde des arts.

Haut de 104 cm ce lapin de métal est issu de la collection de S.I. Newhouse, ancien patron du groupe de presse Condé Nast (décédé en 2017), qui comprend les magazines Vanity Fair, Vogue et The New Yorker.

Les 91,1 millions de dollars n’iront pas dans la poche de Jeff Koons, mais dans celle du vendeur qui réalisé ici une plus-value établie de plusieurs dizaine de millions de dollars, sachant que l'estimation pour cette nouvelle vente qui reprenait les bases de la précédente transaction avait été annoncée dans une fourchette en 50 et 70 millions de dollars.

Cela reste loin cependant de cet autre record de vente, le "Salvador Mundi", de Leonard de Vinci, établi à 450 millions de dollars.


« Vous restez toujours un rat »

Dans la grande tradition dans l’univers des arts visuels, une autre méthode reste couramment pratiquée, et moins coûteuse pour les acquéreurs : le vol ! C’est le cas d’une boîte aux lettres postale qui se trouvait dans le septième arrondissement de Paris, arrachée du mur où elle était fixée.

La boîte-aux-lettres volée, signée C215 (alias Christian Guémy).


Décorée par le street artist français Christian Guémy, alias C215, elle servait de support à la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918, dans le cadre d’une exposition organisée par le Musée de la Légion d’Honneur.

La porte du Bataclan volée par un commando d'hommes encagoulés pour s'approprier la peinture au pochoir signée Bansky.

Autre vol, en janvier dernier, celui de la porte du Bataclan, peinte au pochoir par Bansky, street artist britannique, en mémoire des victimes de l’attentat terroriste du 13 novembre 2015.

A l’adresse des voleurs (un commando d’hommes cagoulés ayant agi dans la nuit), les gérants du Bataclan ont inscrit sur la porte de remplacement : « You can win the rat race but you’re still a rat (vous pouvez gagner la course du rat. Mais vous restez toujours un rat) ».